Dans l'automne frileux,
Attend un banc avide
L'ami vrai et heureux
Offrant son coeur sans ride.
Regarde bien l'Ami !
Le banc n'est pas vide.
Le sourire aux lèvres
Un être heureux rêve.
Son coeur sans ride,
Respire un autre air,
Un nouvel atmosphère.
A la pelouse, au banc,
Il n'appartient plus,
D'un autre temps
Son coeur est repu.
De mille ans, de mille vies,
Astèque sacré il est devenu.
Du haut de son temple pyramide,
De tout son être, son coeur palpite.
Libre de son âme, de ses pensées,
De l'air du temps il est choyé.
Ici, là ou ailleurs,
D'un banc vide à une pyramide,
De la vie il prend le meilleur.
Il est le coeur sans ride.